Le débit binaire (bitrate) quantifie en bits les données transmises par seconde. Il emploie le préfixe SI (Système International) : kilobit = Kbit/s ou Kb/s ou Kbps, Mégabit = Mbit/s ou Mb/s ou Mbps.

Pour rappel, la taille d'un fichier vidéo emploie le préfixe binaire : kibioctet (Kio) = 210 = 1 024, mébioctet (Mio) = 220 = 1 048 576, gibioctet (Gio) =  230 = 1 073 741 824, etc. Voir octet et préfixe.

Le débutant sait que le taux du bitrate influe sur la qualité de l'image. Oui mais ...
Il utilise un matériel aux performances limitées (appareils vidéo, logiciels de montage, convertisseur) dont le Mpeg4/AVC 1080p 25/30 i/s plafonne à 18 Mbit/s. Satisfait du résultat, son jugement est subjectif : il n'a ni la connaissance requise ni l’œil exercé pour percevoir certaines erreurs.
 

apply f2 NORME ISO/CEI :

Les normes ISO/CEI définissent des valeurs d'une qualité moyenne pour chaque codec en fonction de divers facteurs (bruit, artefacts, fluididité ...) : Mpeg4/AVC 1080p 25/30 i/s = 25 Mbit/s

Le taux du bitrate ne peut se résumer à une simple équation, il dépend du choix du codec et des paramètres d'encodage : processus d'encodage (CABAC, CAVLC, VLC), profil (Baseline, Main, High, High 10 ...), niveau, compression CBR ou VBR, structure du GOP, résolution, fréquence d'images.

Exemple d'une scène tournée avec 2 appareils  :

          1 - smartphone

bitrate1

          2- reflex Canon EOS 7D Mark II

bitrate2

En visionnant les vidéos ci-dessus sur un bon écran TV, pas besoin d'être un expert pour constater les différences de qualité.

apply f2 PROFIL :

 - Baseline Profile (BP) : ne convient pas pour les montages complexes (mouvements de caméra, effets ...). Utilisé par matériel bas de gamme : mobiles, tablettes ...

 - Main Profile (MP) : pour applications grand public, supplanté par le profil High plus précis.

 - High Profile (HiP) : bon compromis entre Main et profils élevés. High 10 (Hi10P) : apporte une précision supérieure à celle du High. High 4.2.2 (Hi422P) : pour applications professionnelles.

apply f2 NIVEAU :

Le niveau définit le débit binaire et la résolution acceptés dans une vidéo.

 

tableau (non exhaustif) des valeurs Mpeg4/AVC

 

 

niveau

débit maximum

 Baseline, Main

débit maximum

         High

débit maximum

     High 10

 

résolution

   3,2       20 Mbit/s        25 Mbit/s       60 Mbit/s 1280*720
   4       20 Mbit/s        25 Mbit/s       60 Mbit/s 1920*1080
   4,1       50 Mbit/s     62,5 Mbit/s     150 Mbit/s 1920*1080
   4,2         50 Mbit/s      62,5 Mbit/s      150 Mbit/s 1920*1080
   5     135 Mbit/s   168,75 Mbit/s     405 Mbit/s
1920*1080
2560*1920

tableau (non exhaustif) des valeurs HEVC

 

niveau

    débit maximum

   niveau principal

   débit maximum

  niveau supérieur

 

résolution

   4,1

      20 Mbit/s

      50 Mbit/s

1920*1080
2048*1080

   5

      25 Mbit/s

    100 Mbit/s

1920*1080
3840*2160

  5,1

      40 Mbit/s

     160 Mbit/s

1920*1080
3840*2160

   5,2

      60 Mbit/s

      240 Mbit/s

1920*1080
3840*2160
4096*2160

Pour une qualité égale, HEVC économise la taille du fichier et le débit binaire :

  1. tableau Mpeg4 : niveau 4.1, profil High, résolution 1920*1080, débit maxi = 62,5 Mbit/s
  2. tableau HEVC  : niveau 4.1, profil High, résolution 1920*1080, débit maxi = 20 Mbit/s

apply f2 COMPRESSION CBR ou VBR

Le débit binaire avec compression CBR (Constant Bit Rate) assure un codage avec débit constant sur l'ensemble du fichier. Plus adapté pour les images fixes, Il ne convient pas aux images avec mouvements de caméra, effets .

Le débit avec compression VBR (Variable Bit Rate) varie en fonction des images : les images fixes demandent moins de calculs que des images complexes, d'où l'intérêt d'un débit adapté aux images. Un encodeur est susceptible de faire des erreurs (en particulier les encodeurs équipant les logiciels grand public), il est donc préférable de choisir l'option 2 passes afin de garantir une meilleure qualité.

apply f2 GOP 

La compression temporelle (prédictions inter-images) s'effectue par GOP (Group of Pictures) lesquels sont composés d'1 image clé I , d'images prédictives P (codage prédictif) et d'images bidirectionnelles B (codage prédictif bidirectionnel). L'ensemble des données de l'image I est compressé (compression spatiale) et sert de référence aux images suivantes du groupe. Pour les images B et P, seuls les blocks qui changent par rapport à l'image  I de référence sont prédits. La longueur d'un GOP varie selon la technologie utilisée : MPEG4 AVC (en général 25 images pour du 25 i/s, les longs GOP réduisent la taille des fichiers mais nécessitent un débit binaire plus élevé et accentuent les risques d'erreurs de prédictions). La structure d'un GOP est définie par 2 nombres, exemple : M=3 N=12 (M indique la longueur entre deux images I et P, N indique la longueur du GOP. Exemple du GOP M=3 N=12 : IBBPBBPBBPBB.

apply f2 DIFFUSION SUR INTERNET

Si vous envisagez une diffusion sur Internet vous devez limiter la taille du fichier : contraintes d'hébergement, bande passante.

Pour ma part, j'exporte en 2 versions :

  1. exportation haute qualité pour support DD, carte mémoire
  2. exportation pour diffusion dans Galerie GYPSE VIDEO : afin de limiter les problèmes de fluidité lors de le lecture (bande passante) réduction de la taille du fichier = perte de qualité

Exemple d'un fichier :

Exportation 1

bitrate3

Exportation 2

bitrate4

apply f2 SUBLIMEZ VOTRE PLAISIR

La qualité finale d'une vidéo dépend de votre choix du mode d'exportation et des paramètres d'encodage, or, l'exportation des logiciels de montage grand public accuse souvent des performances insuffisantes (peu ou pas de paramètres avancés). Préférez un logiciel où les réglages vous permettent d'obtenir une haute qualité. Voir Tests

En priorisant la qualité, vous sublimez le plaisir des yeux.

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Recourir à la conversion d'une vidéo en minimisant les pertes de qualité, exige une bonne connaissance du fonctionnement.

En guise de préambule, voici une petite histoire.
Pierre possède un jardin avec quelques arbres fruitiers dont un mirabellier abondamment garni de mirabelles. Pierre remplit un panier et décide de concocter une recette de confiture qu'il détient de sa grand-mère. La cuisson achevée,  Pierre teste le résultat. Parfait, elle est goûteuse à souhait, il ne reste plus qu'à la transvaser dans des bocaux.
À ce propos, qu'est-ce qui a été converti, le panier, les prunes ?

Revenons à la vidéo. Pierre vient de tourner des séquences vidéos. Il souhaite ensuite faire un montage, or le format n'est pas accepté par son logiciel, d'où l'idée d'une conversion.

apply f2 Que contient un rush ?

Un rush est la prise de vues d'une séquence audio/vidéo du point de démarrage de cet enregistrement jusqu'à l'arrêt. Lors de l'enregistrement, les images sont encodées selon un processus qui varie en fonction du format géré par l'appareil. Le processus d'encodage est une suite d’opérations complexes qui consiste à compresser et codifier les données vidéo et audio (flux audio et flux vidéo) grâce à un dispositif  normalisé (voir codec). Après encodage, les flux audio/vidéo sont encapsulés dans un fichier conteneur (voir formats) afin de pouvoir les stocker, les transmettre, les lire. Le conteneur est en quelque sorte le panier de Pierre.

apply f2 Qu'est-ce qu'une conversion ?

● Avant de parler conversion, il es fondamental de bien distinguer les notions : conteneur, format vidéo et codec.
conteneur : fichier dans lequel sont stockés des flux audio et vidéo (AVI, MKV, MXF, Mp4 etc)
format vidéo : norme de compression (Mpeg4-AVC, Mpeg2 ...)
codec : dispositif qui met en œuvre l'encodage et le décodage (X264, DivX ...)
 
● Ce que l'on appelle communément conversion est en réalité un transcodage. Le flux initial est décodé puis ré-encodé. L'exécution des opérations est assurée par un codec. Ces opérations consistent : soit à modifier les caractéristiques d'un format (par exemple Mpeg4 1080p > Mpeg4 720p), soit à changer de format (par exemple : Mpeg4 > Mpeg2). Après transcodage, le nouveau flux vidéo est encapsulé dans le conteneur de votre choix.
Un fichier conteneur ne se convertit pas (il ne peut subir un ré-encodage)
Lorsque Pierre a fait sa confiture, a-t-il par magie transformé le panier en bocaux ?
 
 Les codecs se divisent en deux catégories :
  1. compression spatiale  : prédiction intra-image (sans perte) ProRes, DnxHD, DVCPro ... Ces codecs, dédiés à la postproduction, rationalisent le montage.
  2. compression temporelle : prédiction inter-image (avec perte). La compression s'effectue par GOP dont les images intermédiaires (interpolation) sont soumises à divers risques d'erreurs de prédictions). La précision des calculs dépend du processus utilisé.
Le décodage sert à décompresser et interpréter les données à lire.
 
 Comment lire une vidéo ? En premier lieu il faut un matériel disposant du codec approprié. L'accès aux format vidéo et audio nécessite l'ouverture du fichier conteneur, cependant, il peut arriver que le lecteur (ou logiciel) gère les formats vidéo/audio de votre vidéo mais ne reconnaisse pas le fichier conteneur. En renommant l’extension du fichier, par exemple  .mov > .mp4, dans bien des cas, le fichier peut être lu.
La modification intervient uniquement sur l'intitulé de l'extension. Les métadonnées de la vidéo restent inchangées. Vous pouvez sans risque tenter l'expérience.
 
   MediaInfo01  MediaInfo02

apply f2 Quand convertir ?

 Est-il judicieux d'effectuer une conversion avant le montage ?
Oui et non.
La réponse dépend de la catégorie du codec : compression spatiale ou compression temporelle
OUI : pour un montage de qualité, mieux vaut transcoder un format avec compression temporelle vers un format avec compression spatiale (transcodage optimisé). Or cette solution exige un matériel approprié et présente l'inconvénient d'alourdir considérablement le fichier. (FinalCut Pro propose directement la conversion vers ProRes).
NON : avant un montage, il est fortement déconseillé de transcoder un format avec compression temporelle vers un format de même catégorie : transcodage destructif. Celui-ci génère systématiquement une perte de qualité plus ou moins acceptable. La perte de qualité est liée à divers facteurs : spécificité du décodage, ajustement des paramètres d'encodage, matériel utilisé (les performances limitées de nombreux encodeurs ne  permettent pas d'obtenir un résultat optimal), contenu de la vidéo (intensité des mouvements). Le non initié opte généralement pour un encodage dont les paramètres sont préréglés, lesquels sont calculés le plus souvent sur des bases inférieures aux normes, donc avec réduction de la qualité.

Si votre logiciel de montage ne gère pas le format vidéo que vous utilisez, évitez une conversion et optez pour un logiciel compatible.
La règle d'or en vidéo est de toujours utiliser un matériel compatible à la vidéo (ressources PC, logiciel de montage, lecteur vidéo, écran de visualisation). Ne commettez pas l'erreur de vouloir adapter vos vidéos à votre matériel. La réussite d'un ouvrage repose en premier lieu sur le choix des outils.

Il peut arriver, pour les besoins d'un montage, d'avoir recours à des vidéos d'un même format mais dont la fréquence d'images est différente (par exemple 25i/s et 29,97i/s). Il est préférable en ce cas de convertir l'une des 2 séries (25i/s > 29,97i/s) : vous éviterez des risques d'erreurs lors de l'exportation (images saccadées, sauts d'images ...)
 
Certes, les logiciels grand public acceptent d'insérer dans un même projet divers formats (codecs). Cette solution amplifie les risques d'erreurs des calculs lors de l'exportation (erreurs de prédictions), d'où l’importance de bien comprendre le fonctionnement d'un codec.
 
Lors de l'exportation, votre choix est déterminant par rapport à la qualité finale :
- vers Internet : les contraintes d'hébergement obligent à réduire la taille du fichier donc perte de qualité.
- vers disque optique : - HD > Blu-ray ou DVD AVCHD : peu ou pas de perte de qualité selon les performances de l'encodeur
                                              - HD > DVD (Mpeg4 > Mpeg2) solution à bannir : perte importante de qualité
- vers clé USB, carte mémoire, DD : maintien de la qualité initiale si l'on respecte les caractéristiques du fichier source

Rappel : les vidéos issues d'Internet ne sont pas conçues pour subir de nouveaux transcodages.

Attention aux conseils des gougnafiers qui préconisent à tort et à travers des conversions ou qui prétendent convertir des fichiers conteneurs.

 
apply f2 Quel matériel pour convertir ?
 
 Le choix des encodeurs/convertisseurs gratuits ou à acheter est vaste. Or, la plupart ont des performances médiocres dont le seul avantage est la simplicité d'utilisation. Chaque cas de conversion est un cas particulier, cela signifie qu'il faut paramétrer divers facteurs en fonction du fichier source. De ce fait, les programmes dont les paramètres sont prédéfinis, ne permettent pas d'obtenir un résultat optimal. Parmi la longue liste des gratuits, rares sont ceux qui méritent une bonne note  :  MediaCoder, Super, XMedia Recode.
 
 Dans des logiciels de montage vidéo grand public, l'encodeur utilisé, pour des raisons de coût, priorise la procédure d'encodage avec le CPU : priorité vitesse au détriment de la qualité. La procédure avec GPU (CUDA, OPEN CL) donne une meilleure qualité.

 À ÉVITER : Des fabricants peu scrupuleux diffusent sans vergogne des publicités trompeuses en annonçant convertir des fichiers conteneurs  : "et peut facilement convertir MTS en AVI, MOV, MP4, MPG (MPEG), WMV, MKV". Leurs arguments de vente vous bercent d'illusions.

apply f2 Conclusion

Vous voilà maintenant converti(e) en vidéaste avisé(e) : vous saurez quand et comment effectuer un transcodage en minimisant au mieux les pertes.

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La traduction littérale de slow motion est : ralenti.

Selon la technique employée pour obtenir un ralenti, nous obtiendrons des images plus ou moins fluides.

Les techniques :
     1. ralenti
Exemple d'un enregistrement à une cadence de 25i/s, 1s = 25 images :
Lors  d'un ralenti 1/5 (20%), la lecture d'une image dure 1/5 de seconde, en fait chaque image est reproduite 5 fois soit : 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 3 3 3 3 3 4 4 4 4 4 5 5 5 5 5
Lors d'un ralenti 1/25 (4%), la lecture d'une image dure 1s  (chaque image est reproduite 25 fois : 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1)
Avec cette technique plus le ralenti est important, plus la lecture est saccadée : les décalages entre chaque série d'images sont perceptibles.
 
     2. ralenti avec interpolation
Certains logiciels proposent un ralenti avec interpolation d'images intermédiaires. L’interpolation est le processus de remplissage des données inconnues entre deux valeurs connues. 
Prenons un exemple :  une séquence tournée à 25 i/s à laquelle on applique un ralenti  de 1/25 (4%) :
     1 - avant ralenti : chaque image  est considérée comme une image clé (valeurs connues)
     2 - après ralenti les 25 images se composent : 1(image clé) + 24 images intermédiaires calculées sur les valeurs des images clés 1 et 2, ainsi de suite. La création d'images intermédiaires permet une lecture fluide.
        
Bien que ce procédé augmente la fluidité des images, il peut se produire des bavures dans les détails des mouvements (n'oublions pas qu'un GOP est lui-même constitué d'images intermédiaires (voir codec : compression temporelle). Quelques logiciels (exemple Twixtor) permettent d'atténuer ce défaut.

D'autre part, la perception du mouvement est influencée selon la vitesse d'obturation adoptée (voir vitesse d'obturation).

Ci-dessous comparaison de ralentis (1/5 et 1/25) avec et sans interpolation.

     3. slow motion
Le slow motion est en réalité un procédé de tournage. Les images sont filmées à grande vitesse (> 1000 i/s) et lues à une vitesse normale (25/30 i/s). Il se produit alors un effet de ralenti en restituant les délails imperceptibles par l'œil humain.
Prenons l'exemple d'un papillon qui a 80 battements d'ailes par seconde. Pour obtenir une lecture à 25 i/s, détaillée et fluide de chaque battement d'ailes, correspondante à un ralenti 1/25, il faut à l'enregistrement, au minimum, une cadence de 2000 i/s (25x80)
 
En résumé, pour bien différencer les techniques,  pour une vidéo enregistrée à  grande vitesse (>1000 i/s) on parlera de "slow motion" et pour une vidéo enregistrée à 100/120 i/s ou pour l'effet de vitesse appliqué lors du montage, on dira "ralenti".
Des fabricants pour des raisons de marketing, n'hésitent pas à baptiser abusivement "caméra slow motion" un produit dont la cadence d'enregistrement est 100/120 i/s, parfois 240 i/s dans une petite résolution (320x176)..
Une caméra slow motion qui enregistre à une vitesse >1000 i/s est une caméra spécifique  (Phantom, Vision Research, Memrecam ....).

Exemples de vidéos en slow motion :  bouton

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     -  3D
     -  Codecs
     -  Conversion
     -  Débit binaire
     -  Effets d'incrustation
           1 -Chroma key
           3 - Incrustation d'un cache piste
     -  Les formats
     -  HD - 4K (UHD)
     -  HDV - AVCHD
     -  Image clé
     -  Montage mode proxy
    Slow motion

Les développeurs de logiciels de montage vidéo rivalisent pour valoriser une fonctionnalité aujourd'hui essentielle : l'accélération matérielle.

Fonctionnement

À l'origine tous les calculs étaient effectués par le processeur (CPU). Les calculs devenant de plus en plus complexes, le processeur s'avérait insuffisant. Il fut alors créé des circuits intégrés chargés d'une fonction spécifique et plus efficace. Ces circuits peuvent être ajoutés directement sur le processeur ou sur la carte graphique (GPU).

     1. QUICK SYNC VIDEO

Intel a intégré dans certains de ces processeurs la technologie Quick Sync Video qui permet d'accélérer sensiblement le temps d'encodage. Cette technologie s'applique uniquement sur le CPU, elle s'avère utile en l'absence d'une carte graphique performante. La priorité est accordée à la vitesse, pas à la qualité (conclusion d'analyses élaborées par des organismes spécialisés). De nombreuses applications sont compatibles notamment : CYBERLINK PowerDirector, MAGIX Vidéo deluxe et Vidéo Pro, PINNACLE Studio

L'accélération matérielle CUDA ne fonctionnant qu'avec certaines cartes graphiques avec Magix Vidéo deluxe 2016, vous avez ci-dessous un tutoriel que m'a gentiment adressé Michel NOEL (un abonné de gypsevideo.fr) : QUICK SYNC VIDEO...COMMENT RENDRE "ACTIVE" CETTE FONCTION

telecharger

     2. OPEN CL

OPEN CL est un standard ouvert pour la programmation parallèle de systèmes hétérogènes (CPU, GPU, APU) qui améliore considérablement la vitesse et la réactivité d'un large éventail d'applications (en particulier celles des jeux). Des implémentations ont été adoptéees par AMD, Intel, Nvidia.

     3. CUDA

NVIDIA a conçu l’architecture de traitement parallèle CUDA dans les GPU GeForce, ION Quadro, et Tesla. Ce traitement parallèle est exploité dans les logiciels de montage vidéo.

Le nombre restreint de cœurs d'un CPU limite l'optimisation d'un traitement en série. Le GPU, intègrant des milliers de cœurs, permet d'effectuer simultanément de nombreuses tâches.

Les portions de codes nécessitant d'importantes ressources de calcul sont accélérées par le GPU, le reste des applications est affecté au CPU.
La technologie multi-GPU (NVIDIA Quadro, Telsa, Maximus) a des capacités de calcul haute performance.

Le rôle du GPU est fondamental, lors du montage, pour travailler simultanément plusieurs fichiers vidéo avec des formats numériques en haute résolution, pour intégrer des effets en temps réel sans ralentir le système, etc, et lors de l'exportation pour réduire le temps d'encodage.

En vidéo, l'accélération matérielle avec CUDA obtient les meilleurs résultats.

Les performances de l'accélération matérielle seront liées au matériel utilisé, notamment au GPU.

Ci-dessous un Tableau élaboré par NVIDIA pour un test effectué avec Adobe Première Pro CC

testNvidia

ADOBE communique les cartes compatibles pour les différentes versions de Première Pro : voir ADOBE

En résumé, l'accélération matérielle d'un logiciel de montage vidéo dépendra :

- de la compatibilité avec la carte graphique
- des performances de la carte graphique
- de la mise à jour du pilote
- du contenu de la vidéo
- du processeur
- de l'encodeur

Exportation vidéo avec accélération matérielle.

L'accélération matérielle intervient dans les applications majeures du traitement vidéo et lors de l'exportation.

Pour illustrer le propos, comparons une exportation avec et sans accélération matérielle au travers d'un exemple :
élément vidéo Mpeg4/AVC 1280*720 50p d'une durée de 1 mn, exportation en Mpeg4/AVC 1280*720 50p
1. sans montage
- exportation sans accélération matérielle : encodage uniquement avec CPU
- exportation avec accélération matérielle : encodage partagé entre CPU et GPU
2. avec montage
Incrustons des éléments vidéo (PIP) et  ajoutons quelques effets (la durée totale est toujours 1mn)
- exportation sans accélération matérielle : encodage uniquement avec CPU
- exportation avec accélération matérielle : encodage partagé entre CPU et GPU
Le choix du logiciel pour les tests est MAGIX Vidéo deluxe 2016 Premium qui possède 2 encodeurs : Intel et MainConcept. Tests effectués sous Windows 10 avec carte Nvidia GTX 670M. À noter : certaines cartes graphiques ne sont pas compatibles.
Avec l'encodeur Intel :
1. rush brut sans accélération matérielle : 2'17'' (temps x 2,28)
2. rush brut avec accélération matérielle : 2'17'' (temps x 2,28 annonce « pas d'accélération matérielle* »)
3. montage sans accélération matérielle : 2'53'' (temps x 2,88)
4. montage avec accélération matérielle : 2'53'' (temps x 2,88 annonce « pas d'accélération matérielle* »)
Intel
Avec l'encodeur MainConcept :
1. rush brut sans accélération matérielle : 1'24'' (temps x 1,40)
2. rush brut avec accélération matérielle : 45'    (temps x 0,75 utilisation CUDA)   
3. montage sans accélération matérielle : 1'57'' (temps x 1,95)
4. montage avec accélération matérielle : 1'07  (temps x 1,11 utilisation CUDA)  

Cuda

→ Ces tets révèlent, d'une part, de meilleures performances pour l'encodeur MainConcept que celles de l'encodeur Intel, et d'autre part, l'utilisation de l'accélération matérielle du GPU (Cuda) uniquement avec MainConcept.
* "pas d'accélération matérielle" : serait-ce un problème de compatibilité avec la carte graphique utilisée pour ce test ou une non prise en charge de CUDA par Intel ? Réponse de MAGIX : Vidéo deluxe 2016 prend en charge l'accélération matérielle dans la mesure où l'on dispose d'un système Intel doté d'une unité graphique Ivy Bridge/Haswell/Skylake et que la fonction d'accélération matérielle a été activée dans les paramètres du programme sous "Importation/Exportation". H.265 devrait pouvoir être décodé et encodé également sur les systèmes Skylake en accélération matérielle dès lors que le moniteur est branché à la sortie pour l'unité graphique Intel et qu'aucun autre moniteur n'est raccordé aux cartes graphiques externes.
→ Ces résultats sont à titre indicatif, les rapports de vitesse seront plus ou moins élevés en fonction de la configuration, des performances du GPU et du contenu de la vidéo (montage basique ou complexe).
→ Il est à noter que le système CUDA n'est pris en charge par MainConcept, dans les versions de MAGIX Vidéo deluxe jusqu'à 2016, qu'avec certaines cartes graphiques (les CG éditées à partir de 2014 ne sont pas compatibles).

Qu'en est-il en 4K (UHD) ?

Nous savons que le temps d'encodage en 4K est plus long que celui de la HD, et que le format HEVC/H265 exige des ressources importantes (voir article).
Voyons concrètement ce qu'il en est avec le format Mpeg4/H264
Prenons un rush de 1mn, 4036*2160 50p
Exportation avec Intel :
1. sans accélération matérielle : 5'24''  (temps x 5,4)
2. avec accélération matérielle : 5'24''  (temps x 5,4 annonce « pas d'accélération matérielle »)
Exportation avec MainConcept :
1. sans accélération matérielle : 2'55''  (temps x 2,91)
2. avec accélération matérielle : 1'07''  (temps x 1,11 utilisation Cuda)
Là encore, avec MAGIX Video deluxe 2016 Premium, les performances de MainConcept sont supérieures à celles de  Intel.

Test non effectué avec le format HEVC/H265 (codec en option)

Pour exploiter convenablement le 4K, il est fortement conseillé d'avoir une configuration musclée avec notamment une carte graphique multi-GPU (avant de changer le matériel, vérifiez sa compatibilité avec votre logiciel préféré).
Ne pas oublier : pour un bon fonctionnement, tous les éléments constituant l'équipement vidéo doivent être compatibles entre eux (logiciel, carte graphique, ...).
On peut regretter l'insuffisance d'information de MAGIX pour préciser en détails (comme le fait ADOBE) la liste des cartes compatibles.

Accélération matérielle des logiciels grand public

À cause du coût du plug-in du nouveau codec (SDK) de MainConcept qui  gére le système CUDA avec les cartes graphiques récentes, les logiciels de la gamme grand public, pour les versions 2017, n'utilisent plus l'encodeur MainConcept et réalisent l'accélération matérielle avec le CPU (processeur Intel  avec unité graphique Ivy, Bridge, Haswell, Skylake). Cette option séduit ceux qui dont la seule priorité est la rapidité, pas la qualité.

Des enquêtes élaborées par des organismes du traitement de l'image ont révélé que la perte de qualité lors d'un ré-encodage dépendait de plusieurs critères :

      - le codec
     - l'encodeur
     - le système de l'accélération matérielle

ATTENTION aux annonces : « encodage en un temps record ». Bien souvent cela se traduit par une perte de qualité de l'image.

 
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