La nostalgie du passé est un phénomène de société qui se développe de plus en plus.

La photographie n'est pas épargnée.  La croissance des ventes du matériel argentique traduit ce grand retour. Effet de mode ? Nostalgie ?

Le premier argument cité en faveur de l'argentique est le temps de réflexion avant de prendre une photo. Cet argument est à la fois vrai et faux. Pourquoi ? La raison est fort simple. Il faut distinguer deux catégories : le tireur de clichés et le photographe
- Le tireur de clichés prend n'importe quoi, n'importe comment, sans se soucier des techniques de la photographie. Peu importe le résultat. Or avec l'argentique, une photo a un coût. Les appareils instantanés (Polaroid) dont la qualité de l'émulsion est médiocre, et les appareils jetables ont eu une part importante du marché.
- Le photographe se concentre sur la prise de vue, calcule la mise au point. L'appareil qu'il utilise n'est qu'un outil qui lui permet de concrétiser son intention. Lorsque le photographe a su choisir un matériel correspondant à SES besoins, à SES attentes, le plaisir de photographier est accru. Ainsi un appareil sera source de plaisir pour untel, pas pour tel autre.
Les nostalgiques sont sensibles à l'aspect du grain et considèrent le pixel trop lisse. Des préférences dont les valeurs sont purement émotionnelles, donc subjectives.
Le matériel argentique se trouve en occasion et comprend 2 grandes familles :
- format le plus courant : format 35mm (Canon, Leica, Olympus, Minolta, Nikon, Pentax, etc.)
 
canon ae 1

- format  destiné principalement au milieu professionnel : moyen format (Contax 645, Maniya 645, Pentax, Rolleiflex, etc.)


contax 645

Le format 35mm emploie des pellicules 24x36

Le moyen format emploie des pellicules 120 qui se déclinent en 4 tailles : 6x4,5  6x6  6x7 et 6x9

format 645 format 66 format 67 format 69

La surface sensible en format 120, beaucoup plus importante que celle du 24x36, procure une définition de l'image de meilleure qualité

Argentique et Numérique sont deux systèmes différents dont chacun présente des avantages et des inconvénients.

✔ ARGENTIQUE
La qualité de l'image dépend de l'optique de l'appareil, de la pellicule, et du développement.
Avantages :
● finesse du grain avec un moyen format.
● douceur des couleurs.
● équilibre de la plage dynamique entre zones hautes lumières et basses lumières.
● les contraintes exigent une prise de vue réfléchie, attentionnée, sinon gare à la photo ratée.
● surimpression de photos avec certains modèles (nécessité d'un savoir-faire).
Inconvénients :
● le coût des photos : par exemple une pellicule format 120 (pour appareil moyen format) = 30 à 40€ + développement et options numérisation et/ou tirages : à partir de 20€
● nombre de prises de vues en fonction du format de l'appareil :
- 24x36 = 36 poses
- moyen format 645 = 16 poses, 6x6 = 12 poses, 6x7 = 10 poses, 6x9 = 8 poses.
le choix d'une photo est lié au choix de la pellicule (N&B, couleurs, sensibilité : le 100 ASA/ISO ne convient pas pour un coucher de soleil ou en intérieur, le 800 ASA/ISO grossit la taille du grain .... )
pellicule avec dominante d'une couleur (bleu ou vert) selon la marque.
● développement dans un laboratoire professionnel : pas de post-traitement, le développement non personnalisable peut s'avérer favorable ou défavorable selon l'exposition choisie à la prise de vue.
● développement par ses propres soins : pouvoir disposer d'un laboratoire (pièce réservée à cet usage) chez soi ou dans un club photo, post-traitement limité (cadrage, zoom, tonalité) et pas droit à l'erreur (une erreur est irréversible).
● les essais pour la photo créative, rarement réussis à la première prise, représentent des dépenses supplémentaires, d'où la crainte de l'échec.
Les photos ci-dessous réalisées à l'époque où je débutais dans la photo artistique avec un reflex Canon AE1, ont nécessité des préparatifs de plus d'1 heure chacune afin de mettre au point la composition avant la prise vue (pas de post-traitement).
12
27
● les supports (films, négatifs, diapositives) vieillissent mal : à manipuler avec précaution pour ne pas laisser de traces ou, plus grave, des rayures (frottement de la poussière), altération des couleurs au fil du temps.
● nombreuses contraintes faute de ne pouvoir contrôler le résultat.
 NUMÉRIQUE
La qualité de l'image dépend de l'appareil :  optique, couple capteur/processeur.
Avantages :
● pas de coût financier pour les photos non satisfaisantes.
● sélection N&B, couleurs, sensibilité à volonté.
● multiplicité des expositions pour tirer le meilleur d'une situation
● large choix des paramètres à adopter, combinaisons multiples pour laisser libre cours à sa créativité.
● contrôle immédiat du résultat = intervention immédiate pour correction des paramétrages si nécessaire.
● possibilité de réaliser des essais sans la crainte d'un coût.
● optimisation des photos en post-traitement sans altérer l'image originale.
● technologie du numérique en constante évolution : il en résulte une nette amélioration de la qualité de l'image, et pour de nombreux appareils une qualité supérieure à celle de l'argentique.
● sauvegarde des images sur au moins 2 supports afin de ne pas subir l'inconvénient d'un incident (effacement, détérioration du support, ...)
Inconvénients :
● le tireur de clichés se satisfait uniquement des programmes automatiques.
la multiplicité de prises de vues risque de devenir rapidement un inconvénient (encombrement par un nombre croissant de photos inutiles qui ne seront jamais exploitées) si l'on n'a pas la rigueur d'un tri sélectif.
problème de gestion quand l'écart entre hautes et basses lumières est élevé. Le capteur ne sait pas restituer la totalité de la plage dynamique. Une solution pour pallier cet inconvénient est la prise de vue HDR.
CONCLUSION
En argentique, la qualité optimale s'obtient avec le matériel moyen format, or le coût élevé et les contraintes ne favorisent pas le grand public.
Avec le format 24x36 (pellicule ou capteur) un net avantage en faveur du numérique.
Un professionel dispose dans son équipement de plusieurs boîtiers, il peut donc associer argentique et numérique selon le type de photos à réaliser.
Le photographe amateur, limité par le budget, se doit avant de choisir, de bien déterminer ses besoins.
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Comment réussir une photo au flash ? Comprendre son fonctionnement vous aidera à bien utiliser un flash.

Le flash

De nombreux appareils sont équipés d'un flash intégré. Les possibilités de bien l'utiliser sont limitées à cause de sa faible puissance.

Le flash d'appoint, type cobra (tête orientable, mode TTL) a une puissance 2 à 4 fois supérieure à celle d'un flash intégré, et offre une qualité proche de la lumière du jour.

flash1 flash2

 L'œil humain et la photo

L'œil humain est influencé par le cerveau. 

Un mur de votre maison est blanc, votre cerveau a enregistré cette information ainsi, quels que soient le moment de la journée et la température de couleur de la lumière ambiante, vous ne percevez pas les nuances, le mur est blanc. Si vous photographiez le mur à divers instants vous vous rendrez compte qu'il revêt des tons différents : teinte rougeoyante du coucher de soleil, teinte bleuâtre du crépuscule. L'appareil photo n'a pas la capacité d'adaptation de l'œil humain sur les effets chromatiques de la lumière.

Comprendre la lumière d'un flash :

Le flash est un moyen de corriger l'éclairage en produisant une lumière de 5000-5500 K (lumière moyenne du jour).

La lumière d'un flash est dure, elle écrase le relief de l'image. Une lumière dure, "qu'est-ce que ça que ce que c'est que ça" ? Lumière dure, lumière douce, des notions qu'il faut bien comprendre pour réussir de belles photos. Une lumière est dite "dure" lorsque  elle projette une ombre aux contours nets. Qui ne s'est pas amusé à éclairer son visage en pointant une lampe torche en dessous du menton afin que les ombres créent un visage vampirique ? Les ombres sont la conséquence d'un éclairage direct. Pourquoi ? Ce phénomène est dû à la taille de la source de l'éclairage (ici la lampe). Plus la source est de petite taille, plus le contraste lumière/ombre est évident. Le soleil au zénith (vu de la terre, le soleil est de petite taille), un flash direct, provoquent une lumière dure. À l'inverse, plus la taille de la source d'éclairage est grande, plus la lumière est diffuse et plus elle estompe les zones d'ombres   : c'est une lumière "douce".

Pour en revenir au flash qui a une surface d'éclairage de petite taille, comment obtenir une lumière douce ? Un flash d'appoint dont la tête est orientable sera bien utile. Si le sujet à photographier est près d'un mur blanc (ou d'un plafond) il suffit d'orienter le flash vers cette surface qui va diffuser la lumière sur le sujet (la surface utilisée pour réfléchir la lumière devient source d'éclairage).

Inutile de vous taper la tête contre les murs si vous ne disposez pas d'un mur blanc, vous pouvez au contraire sauter au plafond car du matériel est accessible à un prix raisonnable (réflecteur, diffuseur, parapluie ...)

diffuseur reflecteur parapluie

En plaçant un diffuseur entre le flash et le sujet, vous obtiendrez une lumière douce (c'est le même principe qu'un ciel nuageux avec le soleil). Vous pouvez aussi utiliser un réflecteur (pliable ou parapluie) en guise de mur blanc.

Pour un bon éclairage, il est parfois nécessaire d'avoir recours au flash déporté (le flash n'est pas fixé sur la griffe porte-accessoires de l'appareil), avec ou sans fil.

cable

Loi du carré inverse de la distance :

L'éclairement est soumis à une loi physique : loi du carré inverse de la distance.

La puissance d'éclairement d'une source lumineuse est inversement proportionnelle au carré de la distance du sujet par rapport à la source lumineuse. En clair, plus le sujet est éloigné, plus la puissance d'éclairement diminue.

Prenons un exemple :
Le sujet placé à 1m du flash reçoit la totalité de la lumière. Déplaçons le sujet à 2m. Quelle est la quantité de lumière reçue ? Appliquons la loi du carré inverse de la distance : le carré de la distance est ici 2² = 4. L'inverse obtenu = 1/4 Le sujet recevra donc 25% de lumière.
Si le sujet est à 3m : 3² = 9 soit un éclairement 1/9
Si le sujet est à 4m : 4² = 16 soit un éclairement 1/16
Ainsi de suite.

D'autre part, si la source lumineuse est de faible puissance (flash intégré) il n'est pas nécessaire de sortir la calculatrice pour comprendre qu'au delà de 3 m. l'efficacité devient vite nulle, cependant, on voit souvent un amateur utiliser un flash intégré pour un sujet situé à 20 m

Quand utiliser un flash en plein jour ?

  • Contre-jour : à moins de vouloir le sujet dans l'ombre provoquée par le contre-jour, le flash débouche l'ombre et le sujet en contre-jour.
  • Lumière contrastée : le sujet est éclairé avec des contrastes importants, le flash atténue les contrastes.
  • Portraits : l'utilisation du flash pour photographier un portrait s'avère très utile pour supprimer les ombres qui se dessinent sur un visage. L'éclairage indirect est mieux adapté (flash fixé sur l'appareil en orientant la tête pivotante vers un réflecteur, flash tenu à la main et relié à l'appareil par un câble souple).

Quel mode d'exposition choisir ?

La photo au flash résulte d'une double exposition : exposition de la lumière ambiante et exposition de la lumière du flash. Toute la difficulté pour réussir la photo est de savoir faire le bon dosage entre lumière ambiante et lumière ajoutée. 

En choisissant le mode TTL du flash, il vous reste à choisir sur l'appareil le mode de prise de vues

P - peu ou pas de possibilité d'exposer correctement l'arrière-plan
Tv
- pour choisir manuellement la vitesse d'obturation
- l'ouverture se règle automatiquement
Av
- pour choisir manuellement l'ouverture
- l'appareil ajuste automatiquement la vitesse d'obturation
- si l'arrière-plan est sombre, utilisez une vitesse de synchronisation lente pour obtenir une exposition normale pour le sujet et pour l'arrière-plan
M
- pour régler manuellement la vitesse d'obturation et l'ouverture
- l'exposition de l'arrière-plan est fonction de la vitesse d'obturation et de l'ouverture que vous avez réglées

Corriger l'exposition au flash :

Sur un appareil où la correction au flash est possible, il est préférable d'appliquer systématiquement une correction de -1. Cela permet d'obtenir un rendu plus naturel, en particulier si le sujet se situe à une courte distance.

Nombre-guide :

La portée du flash est indiquée par une mesure : le nombre-guide (NG). Plus le nombre est grand, plus le flash est puissant. Ce nombre est indiqué en mètres et/ou pieds. Le NG d'un flash intégré est inférieur à 15. Attention, le chiffre annoncé par les fabricants est très exagéré, on peut en moyenne diviser par 2 pour avoir la valeur réelle (les fabricants ne communiquent pas sur les critères dont ils se servent pour calculer NG).

Le NG est déterminé généralement pour une sensibilité de 100 ISO et une focale de 50mm. Il s'agit du rapport NG = ouverture de diaphragme (f/) x distance du sujet photographié (mètres). Par exemple, avec un flash NG12 et un sujet à 2m, l'ouverture appropriée est f/5,6. Avec une ouverture f/2,8 la portée efficace est de 4m. Selon la sensibilité, l'ouverture et la focale, la portée efficace d'un flash varie.

flash

Portée efficace d'un flash intégré NG12 (distance approximative exprimée en mètres)

Lorsque vous utilisez le flash, il est conseillé de conserver une sensibilité basse : 200 ISO maxi (une sensibilité élevée augmente la puissance du flash, mais aussi l'exposition générale).

Astuces :

Pour "casser" la dureté de l'éclairage d'un flash intégré, le recouvrir d'un mouchoir en papier blanc qui jouera le rôle de diffuseur

Lors de l'utilisation du flash intégré, ne pas oublier d'enlever le pare-soleil qui risque de provoquer des ombres sur l'image.

Dernier flash :

Maintenant que vous êtes éclairés, il vous appartient de procéder à la dernière étape : passer de la théorie à la pratique.

Prévoyez dans votre emploi du temps un créneau pour effectuer des séries d'essais, car il faudra de la pratique avant de bien maîtriser le flash, après quoi, sans nul doute, vous flasherez pour le flash.

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La nuit offre une multitude de possibilités pour réaliser des photos exceptionnelles.

La technique est simple. Il faut en premier lieu s'équiper d'un trépied (à défaut un mini-trépied), la prise de vue exige une stabilité parfaite. Avec une faible sensibilité (100 ISO) la vitesse d'obturation sera lente, avec une sensibilité plus élevée, la vitesse d'obturation sera plus rapide.

Rien ne vous empêche d'effectuer plusieurs prises en variant les réglages.

nuit1  
nuit2 
nuit3

Et si un personnage ou un véhicule traverse le décor ? Le personnage n'apparaîtra pas (éventuellement il laissera une traînée floue si son apparition dans le champ est de longue durée). Le véhicule restera invisible, en revanche, les phares laisseront une traînée lumineuse.

                      
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Différents types d'objectifs I Quelle focale choisir

Seconde Caméra: D40

Image importée

gif anime puces 045Les différents types d'objectifs :

On définit les objectifs d'après leur distance focale. Pour un 24x36, quel que soit l'appareil, la focale correspond exactement à la distance entre le film et le centre optique dont le rapport est 1. Pour un appareil numérique, le rapport distance d'un capteur / centre optique de l'objectif varie selon le fabricant, par exemple pour Canon le rapport est 1,6 . Ainsi pour un objectif 18-55mm la valeur équivalente en 24x36 est 29-88mm. Les valeurs équivalentes sont spécifiées par les fabricants et exprimées en millimètres.   

La focale standard correspond à 50 mm d'un 24x36. Bien que cette valeur ne soit pas absolue, il est communément admis que la focale standard corresponde au champ de vision de l'œil humain.

Plus la focale augmente, plus l'angle de champ de vision est réduit.

 

Téléobjectif : on nomme téléobjectif une focale supérieure à 85mm. La principale caractéristique du téléobjectif est de rapprocher l'image et de diminuer le champ de vision. La profondeur de champ est réduite. Une autre caractéristique est la réduction apparente ou compression des distances entre le premier plan et l'arrière-plan.

Grand-anle : une focale inférieure à 35 mm est nommée grand-angle. Avec le grand-angle, le sujet principal est plus petit car le champ de vision est plus large. Le grand-angle a propension à déformer la perspective. Il exagère la distance apparente entre le premier plan et l'arrière-plan.

Zoom : objectif qui permet de varier la focale. Sur un caméscope, il est optique (variation de la focale) et numérique (grossissement de l'image). Une image en zoom numérique est moins nette qu'en zoom optique. Certains objectifs sont équipés d'un stabilisateur d'image, pour compenser un niveau normal de bougé.

 gif anime puces 045Quelle focale choisir ?
Le choix d'une focale a une incidence sur la mise en valeur d'un sujet. Pour donner autant d'importance au sujet qu'à l'arrière plan (profondeur de champ large) une courte focale de 50mm est appropriée. En revanche, pour détacher le sujet de l'arrière plan qui apparaîtra en flou (profondeur de champ réduite) une longue focale conviendra mieux.

Un exemple : même sujet pris successivement en modifiant la focale et la distance sujet/objectif

Photo 1 : focale 35mm, distance une dizaine de cm.

Photo 2 : focale 50mm, distance une vingtaine de cm

Photo 3 : focale 300mm, distance 1,50m environ

Dans cet exemple nous voyons l'influence de la focale sur la profondeur de champ.

 


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